vendredi 22 février 2013

Expression : modifier un point de vue narratif


Sujet : réécrire la scène de l'interrogatoire du colonel Aburthnot du point de vue de Marie Debenham. Une excellente copie qui manifeste bien les sentiments et impressions du personnage:

Nous étions dans le train de l'Orient Express, bloqué par une congère. Poirot poursuivait son interrogatoire. Il tentait de découvrir le ou les assassin(s) du meurtre de la veille. Le compartiment dans lequel nous nous trouvions était un compartiment de seconde classe et il était à peine chauffé. Des flocons de neige se posaient sur les vitres et fondaient lentement pour se transformer en gouttes d'eau qui glissaient le long de la vitre. Nous mis à part, le wagon était désert.
Poirot commença par demander au colonel Arbuthnot s'il fumait la pipe. Et s'il était le seul parmi les autres voyageurs à fumer.
Je me tenais juste derrière le colonel. Je feignais l'indifférence, mais, en réalité, j'étaits morte de peur à l'idée que Poirot découvre le pot-aux-roses. A mes yeux, tout cela n'avait rien d'un crime injustifié, au contraire, c'était une vengeance légitime et normale. Mais qu'en était-il des autorités? Elles ne seraient pas du même avis, c'était certain.
Le directeur de la compagnie observait la scène. Il se tenait raide comme un piquet près de la table à laquelle étaient assis Poirot et le colonel.
Celui-ci, réticent, finit par acquiescer. Poirot continua en déclarant qu'un de ses cures-pipes avaent été retrouvés près du cadavre.
“Mince!” pensais-je. J'avais pourtant pris garde de ne laisser aucune trace! Et voilà qu'un simple cure-pipe mettait leurs vies en danger!
Le colonel rétorqua qu'aucune trace ne permettait d'affirmer le fait que ce cure-pipe lui appartenait. Il se leva à demi, les poings sur la table et cria que si Poirot voulait l'inculper de ce crime, il préfèrerait régler cela sans la présence d'une étrangère. Il me désigna du doigt. Je pris un air offusqué, bien que je songeai qu'Arbuthnot avait bien réagi en s'indignant de la sorte.
Il se rassit. Poirot mit en doute cette affirmation, en rapportant quelques bribes d'une de mes conversations avec le colonel qu'il avait saisie. Il souligna le fait que les phrases “Mary comme je voudrais vous voir en dehors de tout cela” et “quand tout sera fini” étaient des plus suspectes.
Mais lorsqu'il nous demanda la véritable signification de cette échange, nous répondîmes tous deux que nous ne pouvions lui répondre. J'ajoutais que je pensais que ce meurtre me semblait plus être un crime passionnel qu'autre chose. Et que j'avais d'autres choses à faire que de tuer un inconnu.
Poirot rétorqua que cette affaire n'avait, selon lui, rien d'un crime passionnel. Il y voyait plutôt un acte commis de sang-froid. Il nous proposa de changer de pièce. Nous entrâmes dans une pièce étroite où se trouvait un canapé vert, un tapis dans les mêmes tons et une moquette pourpre.
Poirot, suite à sa dernière réplique, rappela le sang-froid que j'avais eu à Istambul lorsque j'avais observé le meurtre de cette femme infidèle. Et il était maintenat certain qu'il y avait un rapport quelconque entre la victime et moi-même.
“Ce n'est pas assez pour prouver que j'ai trempé dans cette affaire” me dis-je. Je me tournai vers le détective et je le sommai de cesser d'insinuer quoi que ce soit à mon sujet. Je déclarai avec aplomb que je n'avais rien à voir avec ce meurtre.
Le détective n'en parut pas affligé et me demanda si je savais quelque chose à propos du meurtre de Mademoiselle Armstrong. J'affirmai mon ignorance à ce sujet. Poirot se tourna vers le colonel et lui posa la même question. Celui-ci répondit en avoir vaguement entendu parler par la presse. Il savait que le colonel Armstrong était célèbre pour ses exploits, il avait d'ailleurs été décoré de la Victoria Cross, mais il n'avait jamais eu l'occasion de le rencontrer.
Poirot réfléchit un instant. Je m'assis sur le canapé. Poirot révéla alors que Ratchett, la victime, était l'assassin de Daisy Armstrong. Le colonel en déduisit que, le meurtrier ayant été tué, il n'avait eu que ce qu'il avait mérité. Mais il pria le détective de ne pas mal interprétr ses paroles. Il rectifia, en disant que comme il était officier, il désaprouvait la vengeance , même si c'était pour tuer un criminel. Il estimait que seule la justice devait se charger de tels cas.
Poirot, m'accusa de lui avoir menti en disant tout ignorer des Armstrong. Il ajouta que la comtesse lui avait dévoilé que j'avais été la gouvernante de Daisy.
Folle de rage, je m'insurgeai. Poirot relata comment cela c'était produit. La comtesse, qui ne savait pas bien mentir, lui avait dit que sa gouvernante s'appelait Freebody. Malheureusement pour elle, Poirot avait fait le rapprochement entre Freebody et Debenham, comme le nom du magasin. Il en avait conclu que j'avais été au service de la comtesse, en tant que gouvernante.

Mathilde dB

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